Nicole Gaulier

 

Livres

Page de gauche : je t’y attends
Page de droite : je m’en garde
Page de gauche : ne t’en préserve
Page de droite : mes fous penchants

La rage est malicieuse –
les pages sont offertes, côté senestre,
toutes conquises du côté dextre.

Fenêtres ouvertes, Nicole des couleurs l’ogresse
Jamais ne referme son Grand Livre du Monde.
Manquerait plus que ça.
Bistré. Diagonalisé. Verticalisé. Un comble.
Gaulier éditeur vorace. Gaulier édité tenace.

Alain Pusel

Parapluies

Les parapluies ou passerelles suspendues, soucoupes bigarrées; poème cosmologique de la première voûte...Fougue de l’environnement dessous les facéties aériennes...La terre comme une piste de décollages.

Alain Pusel - 2007

Peintures

A propos de la collection Les Arbres

Le rouleau dont elle fait son outil au début du XXIème siècle est incisé d’un motif simple, évoquant depuis 2006 un arbre. L’instrument, enduit d’une peinture épaisse, imprime sur tout ce qui passe à sa portée, régulièrement, la silhouette ainsi inventée.
Une ligne après une autre, une plantation surgit... Le sujet se transforme en alibi, qui permet de chanter, sur un rythme soutenu, comme dans chacune des œuvres de l’artiste depuis 1980, le mystère et le bonheur de la perception.

Françoise Monnin - juin 2009

...Peu de profondeur, beaucoup de contrastes, un espace sans illusion et provoquant. Nicole Gaulier n'a que faire de la perspective classique, et les accords parfaits l'ennuient D'abord parce qu'elle préfère la quatrième dimension & la troisième - "Je ne veux pas que l'on regarde, je veux que l'on vive dedans.

Françoise Monnin

Dans les peintures de Nicole, le temps se dessine en des courbes, en des cercles interrompus, en des arcs, en des volutes, en des éclairs, dans la foudre de l'orage, en des pointillés, dans les verticales, dans les horizontales et très souvent les obliques, en des hiéroglyphes incertains, en des signes instables, en des taches floues, en des mouchetures, en des ocelles, en des éclats dispersés, en des écritures égarées, en des graffitis contrôlés.

Gilbert Lascault

« Je regarde la Nature comme si c’était mon écriture » : l’œil de Nicole Gaulier est un prisme, qui retient l’intensité des lumières et le rythme des ombres, puis les métamorphose en calligraphies onctueuses.
Le rouleau dont elle fait son outil au début du XXIe siècle est incisé d’un motif simple, évoquant depuis 2006 un arbre. L’instrument, enduit d’une peinture épaisse, imprime sur tout ce qui passe à sa portée, régulièrement, la silhouette ainsi inventée.
Une ligne après l’autre, une plantation surgit. Une superposition après l’autre, les strates provoquent un jeu surprenant et poétique de pépites de tons vifs. Leur concert, mêlé à celui des empâtements, déclenche une vibration originale. Evoquant des flamboiements et des torrents, il suggère des apparitions, génère des éblouissements.
Le sujet se transforme en alibi, qui permet de chanter, sur un rythme soutenu, comme dans chacune des œuvres de l’artiste depuis 1980, le mystère et le bonheur de la perception.

Françoise Monnin - juin 2009

Installations

"La matière pleure, la matière rit, la matière jouit" :
elle en a le pouvoir et Nicole lui donne ses formes.
Les parapluies ou passerelles suspendues, soucoupes bigarées... Les chaussures tanguent, les sacs swinguent, les bols dansent...

Tourbillon. Ivresse. Cadence... Pourquoi arrêter ce bonheur ? Pourquoi faire peu, pourquoi faire triste ?

Pourquoi séparer les couleurs de la vie ?

Alain Pusel - Sept 2007

Lorsqu'une exposition se présente, l'espace est totalement investi à son tour. Les motifs s'affichent sur les murs et s'en évadent, s'installent sur les plafonds, couvrent les sols, cernent le spectateur invité à son tour à être lui aussi paré.
Sacs, chaussures, parapluies, chacun des accessoires d'aujourd'hui change de peau. Le monde, ainsi, appartient à l'artiste.

Françoise Monnin - Sept 2007

2000 miniatures pour l'an 2000

Devant le mode d'exposition des deux mille miniatures, rassemblées en vingt grands carrés de cent, on se surprend même à continuer le jeu, et, par exemple, à chercher dans chacun l'esprit d'un siècle, à deviner quel tableau-siècle serait celui du dix huitième et de ses Lumières ou quel autre le vingtième de Verdun, d'Hiroshima et d'Auschwitz-mais aussi, après tout, du vote des femmes, de la décolonisation et de la pénicilline...

De toutes les façons ce n'est pas par hasard, mais bien par volonté que Nicole Gaulier s'est un jour saisie d'une oeuvre de 1989 et à partir de cette bande de papier de riz longue de six mètres a fait, cutter et ciseaux en main, deux mille confettis de deux centimètres et demie de côté. Car, comme toujours, l'Histoire était là depuis toujours. L'essentiel, ce n'est pas qu'elle se pose un peu là; c'est ce qu'on en fait. On peut en faire du génocide, de la guerre civile, du fanatisme ; on peut aussi en faire des surfaces colorées.

Pascal Ory - 2003

Céramiques

.. Mais la peinture prend une dimension différente car elle se projette en une forme. Un double jeu s'y fait donc jour. Etablir le lien subtil qui unit et sépare le dedans du dehors, l'espace plein et l'espace creux. Chaque pièce se regarde deux fois.

Le vase en outre appelle à la circularité de la vision. La peinture tourne autour de son flanc, le vase vire sur lui-même. Le geste de l'artiste doit se poursuivre jusqu'à se rejoindre à son origine.

Nicole Gaulier s'est prise au jeu et c'est en céramique qu'elle poursuit aujourd'hui sa démarche. Elle a choisi deux formes élémentaires, celles du plat, rond ou carré et celle d'un vase au beau profil, au galbe ample...

Ariane Grenon

Assemblages

L'échelle humaine s'inscrit dans les travaux sur papier de Nicole, tels les paravents ou les assemblages, quand des bandes ou des carrés sont joints en une grande composition murale d'une mesure anthropomorphique 30 cm (la bande) la largeur des épaules, 10 cm (le carré) la largeur d'une paume, comme la coudée des Compagnons bâtisseurs au Moyen Age. Ce chiffre clé qu'elle a intuitivement retrouvé et qui est devenu le nombre d'or de la Renaissance.

Le système de Nicole est moins codifié et surtout moins svstématique, car elle ne cherche pas à construire un ordre théorique. Elle éprouve - au sens de ressentir - son rapport au monde au travers de son propre corps.

Ariane Grenon

Collages

Les morceaux du tableau de 1989 deviennent les supports des miniatures. Nicole Gaulier les travaille ; les modifie; elle les métamorphose. Elle les transmue. Elle ajoute de curieuses "peaux de peinture à ses supports, de fines pellicules de couleurs nacrées. Elle invente des collages minutieux, subtils.

Gilbert Lascault

Ce procédé, tel un geste sacrificiel archaïque, cache derrière ce vandalisme sensuel la volonté d'un repentir sincère et émouvant, le renoncement aux liens que l'artiste avait jadis engagés avec quelques-unes de ses toiles, au nom d'une nouvelle promesse créatrice s'accomplissant dans un avenir advenu, le collage, son collage. ~J'ai besoin de détruire pour reconstruire dit- elle, probablement comme à l'image de nos certitudes qui ne se laissent sédimenter qu'à travers leur mise en abîme, au prix d'une souffrance intérieure non avouée, un don de soi nécessaire, bien que trop douloureux, impératif quand même.

Chaque carré de ses collages est un morceau achevé d'une histoire globale qui ne peut se raconter qu'à travers des formes émiettées où miroite l'idée pleine de l'ensemble.

Iléana Cornéa

Broderies

Elle recouvre totalement ce support si doux qu’est le linon ou la baptiste. Les fils de chaînette se pressent en triangles verts ou disques rouges, mais c’est là où désormais s’inscrivent les points de sensibilité: ce n’est que le fil qui les révèle. Points de chaînette, toujours points de chaînette... Effets discrets presque cachés: des brillances, des mouvances, des chatoiements selon le sens et la direction donnés à ces points.

Françoise Ascain

La tension du fil vient heureusement désorganiser tant de virtuosité, le tissu ondule sous la fourrure du point; les surfaces miroitent et bougent entre elles... Une sorte de tectonique vengeresse du souple contre le raidissement.

Ariane Grenon

Chaussures

En apparence, l'histoire ici traverse l'œuvre de la manière la plus franche, on pourrait presque dire la plus didactique, sous la forme, très concrète - de trois cent soixante-cinq chaussures peintes, ou encore de deux mille miniatures en guise de commémoration du Bimillénaire. Autant de façons, volontairement arbitraires, jouant le jeu abstrait des calendriers et des computs, de montrer le temps en lui donnant un sens - ce qui n'est pas une si stupide définition de l'Histoire.

Pascal Ory

Nicole GAULIER peint des chaussures. Il ne s'agit pas seulement des chaussures que tout un chacun porte à ses pieds : il s'agit aussi de non portables, et son travail s'étend sur des centaines de ces curieux objets... Ces petites chaussures immettables attirent la peinture de Nicole GAULIER et deviennent le réceptacle d'une inventivité formelle que n'aurait sans doute pas suscité un support plus convenu ou plus utile. La série atteint plusieurs centaines, et cette multitude en fait un travail hors du commun.

Thieri Foulc

Par les trois cent soixante-cinq petites chaussures peintes de Nicole, le temps marche pas à pas, avance, arpente la vie, se déplace jour après jour...

Gilbert Lascault

J’ai eu envie, après avoir travaillé sur la Nuit des Temps, d’utiliser de telles chaussures pour évoquer la Marche du Temps. J’ai commencé à en peindre deux ou trois, à l’acrylique. Beaucoup de couleurs à l’extérieur; et du noir à l’inté­rieur; pour accentuer le vide qui me rappelait celui de mes coupes en céramique. Du noir sur la semelle aussi pour rappeler la Nuit des Temps. Et une attention particulière à la lanière cousue qui borde chacune de ces chaussures. Qui les coud? Dans quel pays?

Nicole Gaulier

Tapis

Nouveau support pour faire vibrer l’image en la mettant en fibres. Travail à l’horizontale, sur l’allure trapézoïdale et sur la fonction symbolique de l’accueil.
Je n’ai pas flanqué un tableau par terre. Je me suis adaptée à une autre logique

Françoise Monnin

J’aime l’esprit de la création de Nicole Gaulier ; elle pense en créant ce que seront ou pourront être les murs par rapport aux tapis qu’elle dessine, car un tapis dans un décor ne doit pas être agressif, il doit s’inscrire comme s’il avait été invité

Françoise Siriex

Nicole Gaulier

Nicole Gaulier poursuit sa recherche, passant par les différentes étapes de la connaissance de ses nouveaux outils. Elle utilise bien sûr, brosses et pinceaux, détourne et taille éponges et gommes, dessine avec les crayons céramiques, gratte dans l'épaisseur de l'émail cru. Après la finesse du coton, la douceur du papier de riz, voici la sécheresse poreuse de la terre biscuitée, son odeur de terre et de champignon.

Marianne Montchougny
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77, rue de Rome
75017 Paris

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